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Comment relancer un client qui ne paie pas : guide complet freelance

Publié le 9 mars 2026

Pourquoi les freelances n'osent pas relancer

La psychologie derrière l'hésitation à relancer un client impayé est complexe. Beaucoup de freelances craignent de paraître « radins » ou de compromettre une relation commerciale qu'ils ont mis des mois à construire. La peur de perdre le client, voire des futurs contrats avec la même entreprise, pousse à attendre, à espérer que « ça va finir par passer ». Résultat : des factures qui traînent 30, 60, 90 jours, et une trésorerie qui se dégrade.

Cette peur est souvent disproportionnée. Un client sérieux ne vous en voudra pas de rappeler une échéance de paiement — c'est une pratique commerciale normale. Et si un client vous sanctionne pour avoir réclamé ce qui vous est dû, c'est probablement un mauvais partenaire. Relancer à temps, avec professionnalisme, protège votre activité sans nuire aux relations saines.

La relance amiable à J+5

La première relance doit intervenir rapidement : 5 jours après l'échéance est un bon compromis. Trop tôt, vous risquez de paraître impatient ; trop tard, le client peut considérer que le retard n'a pas d'importance. Le ton doit rester courtois et factuel : rappel de la facture, montant, échéance dépassée, demande de régularisation.

Voici deux exemples d'emails de relance amiable que vous pouvez adapter à votre situation :

Exemple 1 — Ton sobre et direct

Objet : Rappel — Facture n°2026-042 du 1er mars 2026 Bonjour, Je vous rappelle que la facture n°2026-042, d'un montant de 1 200 € HT, était due le 4 mars 2026. À ce jour, je n'ai pas reçu le règlement. Pourriez-vous procéder au paiement dans les meilleurs délais ? En cas de difficulté, n'hésitez pas à me contacter pour convenir d'un échéancier. Cordialement, [Votre nom]

Exemple 2 — Ton plus chaleureux

Objet : Petit rappel — Facture n°2026-042 Bonjour, J'espère que tout va bien de votre côté. Je me permets de vous rappeler que la facture n°2026-042 (1 200 € HT) était échue le 4 mars. Il est possible qu'elle soit passée entre les mailles du filet — pourriez-vous vérifier et procéder au règlement si ce n'est pas déjà fait ? Merci et à bientôt, [Votre nom]

Choisissez le ton en fonction de votre relation avec le client. L'essentiel est de rester professionnel et de ne jamais menacer à ce stade : la relance amiable ouvre la porte au dialogue.

La mise en demeure à J+15

Si la relance amiable reste sans réponse, la mise en demeure est l'étape suivante. En France, elle s'appuie sur l'article L441-6 du code de commerce, qui impose au débiteur de payer dans un délai déterminé sous peine d'appliquer automatiquement les pénalités de retard et une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

La mise en demeure doit contenir : l'identification du créancier et du débiteur, le montant de la créance, la date d'échéance, les pénalités de retard applicables, et l'indemnité forfaitaire de 40 € prévue par la loi. Elle doit être envoyée par un moyen permettant d'établir la date de réception (LRAR, email avec accusé, etc.). Pour un modèle conforme, consultez notre modèle de mise en demeure freelance.

Calcul des pénalités de retard

En France, les pénalités de retard sont fixées par l'article L441-6 : le taux ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d'intérêt directeur de la Banque centrale européenne, ni inférieur à 10 %. À cela s'ajoute une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 €. Si les frais réels sont supérieurs, vous pouvez demander une indemnité plus élevée sur justificatifs.

Exemple de calcul : facture de 2 500 € HT, échue depuis 45 jours. Taux BCE supposé à 4 %. Le taux minimum applicable est max(3 × 4 %, 10 %) = 12 %. Pénalités = 2 500 × 12 % × (45 / 365) ≈ 36,99 €. Indemnité forfaitaire = 40 €. Total des pénalités = 36,99 + 40 ≈ 76,99 €.

Exemple de calcul détaillé

  • • Montant facture : 2 500 € HT
  • • Jours de retard : 45
  • • Taux BCE : 4 % → taux applicable : 12 % (max de 3 × 4 % et 10 %)
  • • Pénalités : 2 500 × 12 % × (45 / 365) ≈ 36,99 €
  • • Indemnité forfaitaire : 40 €
  • Total à réclamer : 2 500 + 36,99 + 40 ≈ 2 576,99 €

Utilisez notre calculateur de pénalités pour obtenir le montant exact en fonction du taux BCE en vigueur.

Quand passer au contentieux

Si la mise en demeure reste sans effet après le délai imparti (généralement 30 à 45 jours), il faut envisager l'escalade. Les options sont : l'injonction de payer (procédure simplifiée, peu coûteuse, efficace pour les créances incontestables), l'assignation devant le tribunal, ou le recours à un huissier pour une sommation de payer. Le choix dépend du montant en jeu, de la solvabilité du débiteur et de votre volonté d'investir du temps et de l'argent.

Avant d'en arriver là, assurez-vous d'avoir respecté toutes les étapes préalables : relance amiable, mise en demeure formelle, calcul correct des pénalités. Un dossier bien constitué renforce votre position et peut inciter le débiteur à régulariser en dernier recours.

Automatisez tout avec Relancer

Relancer automatise l'ensemble du processus : relances à J+5, mises en demeure conformes à J+15, calcul des pénalités selon le taux BCE en vigueur. Vous n'avez plus à vous soucier des dates, des modèles d'emails ou des formules de calcul — la plateforme gère tout pour vous, tout en conservant un ton professionnel qui préserve la relation client.

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